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ALLER SIMPLE (2008)
Paroles, musiques, arrangements : Gaël

Où irons-nous ? (Barbary Coast)
Où irons-nous ?
Les villes m’appellent derrière chez nous
Où irons-nous ?
Je n’ai plus sommeil
Où irons-nous ?
Compagnies lointaines au rendez-vous
Où irons-nous ?
Nous irons les voir
J’ai beau tourner tourner tourner cent fois autour de chez toi
J’ai beau tourner tourner cent fois tourner autour de toi
J’ai rêvé mais qu’importe que tu ouvrais ta porte
Et que nous tournions pour de bon demain nous partirons
Les migrants qui s’animent
Nous attendent au départ
Où irons-nous ?
Les villes infidèles m’appellent
Où irons-nous ?
Je n’ai plus sommeil
De plus en plus chaud
Demain j’avale mes clés
Et je brûle mon courrier
Je prends la route
J’ai vraiment trop chaud je pars
Je m’encours au hasard
L’hiver et le brouillard
M’attendront sûrement bien quelque part
Sans même y penser
On va ouvrir les fenêtres
Dès le mois de janvier
Je veux me coucher
Dans les jardins qui vont renaître
Dès le mois de janvier
J’ai beau chercher dans le noir
Corridors et couloirs
Il n’y a que des portes fermées je jure
Que par delà le mur
Je ressens la brûlure
D’un soleil qui n’est plus fait pour moi
Sans même y penser
On va ouvrir les fenêtres
Dès le mois de janvier
Je veux me coucher
Dans les jardins qui vont renaître
Dès le mois de janvier
Il fait de plus en plus chaud
Rassemblés devant les gares
Imprudents sans mémoire Il nous faudra tout recommencer
Ne plus crier ne plus prier
On en verra quand même de toutes les couleurs
Sans même y penser
Je vais ouvrir les fenêtres
Dès le mois de janvier
Je veux me coucher
Dans les jardins qui vont renaître
Dès le mois de janvier
Au Nord les neiges qui fondent
À droite les tours qui tombent
En bas l’eau est orange
À gauche tout me fait peur
En Panne
Petits déjà nous avions trop chaud en hiver
Nous revenions fatigués d’avoir jouer
Entre amis et faux frères
Tuer le loup réveiller la fille qui dort
Le chemin des Indiens est piégé plein d’ornières
Les ronces et les chardons ont gardé nos rêves
Prisonniers sans lumière
On a grandi top près des grands qui ont tord
En panne dans le fond
Couché dans le lit des rivières
Qui n’ont pas de nom
oubliées des deux hémisphères
Tu ne dis plus depuis longtemps les prières
Celles qui protégent et celles qui font rentrer
Nos navires à bon port
Tu as brûlé toutes nos cartes aux trésors
Pourquoi regardes-tu toujours en arrière ?
Comme un enfant tu cherches encore le mystère
Caché dans les fougères
Tu es resté à l’ombre des arbres morts
En panne dans le fond
Couché dans le lit des rivières
Qui n’ont pas de nom
oubliées des deux hémisphères
En panne dans le fond
Couché dans le lit des rivières
Où est la lumière ?
celle qu’on avait créée
Et qui nommait les choses
C’est les yeux ouverts
Que je veux soulever
Tes paupières closes
Où est la lumière ?
celle qu’on avait créée
Et qui nommait les choses
En panne dans le fond
Couché dans le lit des rivières
En panne dans le fond
Couché dans le lit des rivières
Les années lentement sans pitié m’entraînent
Loin des rivages où resteront les enfants
Que nous étions avant
Dans mes souvenirs, ils joueront encore longtemps
Fuir
On accumule on trie on entasse
au grenier
On met en caisse
Le peu qu’il nous reste du passé
Fuir
Dans les tiroirs
Je range dans le noir
Toutes mes années
Encore une fois j’enferme l’histoire à clé
Fuir
Partir en pleine nuit pour une autre ville
Fuir
Réveiller notre enfant qui dort
J’entends les chiens des loups qui me suivent
De tous les côtés
Je dois courir je cours sans jamais m’arrêter
Fuir
Recommencer ailleurs avec ou sans la peur
Fuir
Quoi qu’il arrive on aura tort
J’ai croisé sans compter tous ceux qu’on a jetés
Sur le chemin sans remord
D’une Europe qui s’ignore
J’ai trouvé sous les ponts 1001 raisons
Pour oublier le confort
D’une Europe qui s’ignore
Fuir
Retourner d’où je viens avec ou sans les miens
Je suis un naufragé volontaire
Où sont mes papiers ?
Où sont les yeux les mains de mes frères
Je passe en vie les postes frontières
Je laisse couler
Le meilleur et le pire et ma terre
sous mes pieds
Fuir
Retourner d’où je viens avec ou sans les miens
Fuir
On oublie tout quand on est mort
J’ai croisé sans compter tous ceux qu’on a jetés
Sur le chemin sans remord
D’une Europe qui s’ignore
J’ai trouvé sous les ponts 1001 raisons
Pour oublier le confort
D’une Europe qui s’ignore
On brûle les voitures au lieu de parler aux chevaux
Le couteau a remplacé les mots
Derrière nos figures, derrière notre dos
Le couteau a remplacé les mots
Nous irons revoir les montreurs d’ours et les voleurs de poules
Vieux et charmeurs de serpents et les voleurs de poules
The night became no less no more
There were unknow birds heretofore
However I see them near trees and beyond
Par dessus
(Cfr. infra)
Vers Rosières
Vers Rosières, je vais lentement
En longeant la rivière
Emporté par le courant
N’ayez crainte, je ne suis qu’un passant
Aux balivernes, j’ai joué longtemps
Homme faible homme d’homme
poussière de diamant
Les mots vides balisent mon néant
et mes rêves d’héraut
Pour refaire le monde
J’ai pris de la terre et puisé de l’eau de mer
J’ai modelé ton corps
Et de mes prières est né le soleil du jour béni
Aux sortilèges j’ai tourné le dos
Célibataire dans les sables que j’ai peint en ville d’eau
Je suis un feu mort dans tes mains
Dans mon cœur, j’ai eu l’idée de faire
Un cantique pour élever les pierres
En point de repère
Pour refaire le monde
J’ai pris de la terre et puisé de l’eau de mer
J’ai modelé ton corps
Et de mes prières est né le soleil du jour béni
Pauvre hère, j’irai en priant
Voyageur je vais sans bagage sans vêtement je suis
Trouble fête impénitent blanchi
Comme une eau de vie
Je trouverai là une vie plus sage
J’ai terminé mes orages
C’est à Rosières que j’irai dormir
J’y attendrai le dernier soupir
Alors, pour refaire le monde
J’ai pris de la terre et puisé de l’eau de mer
J’ai modelé ton corps
Et de mes prières est né le soleil du jour béni
Nous partirons
Loin des usines à la chaîne
Loin des hangars de banlieue
Loin des invendus qui traînent
Et des couloirs poussiéreux
Il y a un peu de nous la sueur et la peine
Dans ces cartons jetés dans les cales des bateaux
Nous partirons peut-être
Peut-être demain
Si Dieu le veut nous partirons demain
Nous partirons peut-être
Peut-être demain
Si Dieu le veut nous partirons
Loin des usines à la chaîne
Nous partirons
Loin des invendus qui traînent
Nous partirons
Nous irons revoir les montreurs d’ours
Les charmeurs de serpents et les enfants-loups
Les vieux chanteurs et les voleurs de poules
Qui traînent à la traîne des montreurs d’ours
Nous partirons peut-être
Peut-être demain
Si Dieu le veut nous partirons demain
Nous partirons peut-être
Peut-être demain
Si Dieu le veut nous partirons
Les Tours qui tombent
Au Nord les neiges qui fondent
À droite les tours qui tombent
En bas l’eau est orange
À gauche tout me fait peur
L'AUTRE SAISON (2006)
Paroles, musiques, arrangements : Gaël

cd-demo huit
Derrière le rideau
Derrière le rideau
Mes chansons dorment encore
Elles croient qu’il est tôt
Mais tout le monde est dehors
Derrière le rideau
Mes chansons sans effort
Replongent dans l’eau
Elles ont peut-être tord
De ne pas voler passer la frontière toucher les étoiles
De laisser au vent les grandes voiles
Derrière le rideau
Mes chansons rêvent encore
Demain les bateaux
Et les cartes aux trésors
Double vie
J’ai fait le tour de mes défaillances oui c’est vrai
J’en ai des camions des diligences
Je sais
Mes fausses routes, mes files d’attente me surveillent
Je ne suis rien de mieux qu’une lampe qui veille
Depuis longtemps Je t’ai gravée
Dans les lignes de mes mains
La nuit qui ment peut bien tomber
Je dessine un nouveau chemin
L’amour est une maladie qui danse dans mes gênes
Tu es dans mon ventre et dans ma boîte cranienne
Quand tu entoures mon cœur de tes branches
Les « je t’aime » lentement à la bouche me reviennent
Depuis longtemps Je t’ai gravée
Dans les lignes de mes mains
La nuit qui ment peut bien tomber
Je dessine un nouveau chemin
Tu me construis une double vie
Un truc incurable
Je couve quelque chose, une maladie grave
J’ai chopé un truc incurable
Sans aucun secours je vois tomber mes feuilles
Les pieds devant je passerai le seuil
Et de Toulouse jusqu’à Bruxelles
Je vois la même scène
En escarmouches il empoisonne
La mémoire des hommes
Puisse la fièvre nous purifier l’âme
Le reste du corps aussi
les entrailles et le cœur en bataille
Pas morts mais sans vie
Les scientifiques les microscopes
Resteront myopes
On ne dissèque pas un mystère
L’amour sait se taire
Le mal nous lessive nous récure nous travaille
Un peu moins homme un peu plus animal
Et tous nos remèdes je les connais par cœur
Plus rien à faire qu’attendre son heure
Pas d’antidote surtout pas l’hôpital
Pas d’amour en bocal
À la télé dans le journal
Que la maladie gagne
Je couve quelque chose, une maladie grave
J’ai chopé un truc incurable
Puisse la fièvre nous purifier l’âme
Le reste du corps aussi
La Chevelure de Margot
La Chevelure de Margot
Me tapisse le dos
Et me donne la fièvre
Et les lèvres de Margot
Me raniment aussitôt
Par un sortilège inconnu
Mais quand les doigts de Margot
S’envolent sans un mot
Cueillir mes zones d’ombre
Même le silence se tait
Mes oiseaux aux forêts
S’envolent sans encombre
J’ai pleuré sur la pierre de Margot
Et j’ai semé ses bruissements d’ailes
De ses vallées j’ai gardé le beau
Bouquet de roses au parfum chrysanthèmes
Les yeux sombres de Margot
Où j'entrevois l’écho
de mes plus beaux poèmes
Peuvent détourner le dévot
De ses rites ancestraux
lui livrer une guerre
sans fin
Les souvenirs de Margot
sont gravés au couteau
dans les chênes dans les cèdres
on y lit que sous l’ormeau
s’est endormie Margot
pour renaître hirondelle
J’ai pleuré sur la pierre de Margot
Et j’ai semé ses bruissements d’ailes
De ses vallées j’ai gardé le beau
Bouquet de roses au parfum chrysanthèmes
Un jour de mai, mon oiseau
Partit du paisible hameau
Pour de nouvelles conquêtes
Il me laissa en cadeau
Des dragées, du sureau
En guise de dernière fête
Sa chevelure de Roseau
Me tapissait le dos
Et me donnait la fièvre
Et mes lèvres garderont
De l’absence et du pardon
Le goût de ses cheveux que j’aime
A L'Est
Oui je suis né le cœur à l’Est
Dans les soupirs et sans mémoire
Sans les sourires ni les bons restes
Rien que du vent
Pour me jouer des années qui m’entraînent
J’ai imaginé l’avenir
Et la joie dedans
Je sais qu’on (Le destin) m’a laissé deux clés
L’une est en or l’autre en argent
Ne pas les vendre ni les donner
À tout venant
Questions qui résistent délicieuse origine
D’une naissance si proche du mythe
Si près du vent et des étoiles
Il y avait la Vierge Marie
Celle qu’on retourne pour qu’il y ait la neige
Et dans la prairie les familles vivaient ensemble
Comme dans mon rêve tendre et pourtant si dur
Où est la foule et où sont mes males ?
Vides peut-être mais pleines aussi
À craquer dans le fond des cales
Des mes envies
Je me suis vu à l’arrière des voitures
Rêvant aux bras des belles dames
Peaux de velours yeux de flammes
Il y avait la Vierge Marie
Celle qu’on retourne pour qu’il y ait la neige
Et dans la prairie les familles vivaient ensemble
Comme dans mon rêve tendre et pourtant si dur
Allons allons mes compagnons
J’irai devant je serai fort
Et d’un bon pas gaiement marchons
sans peine ni remords
que mes chansons comme du vent dans nos voiles
nous conduisent au temps des moissons
du blé de la terre aux étoiles
Il y avait la Vierge Marie
Celle qu’on retourne pour qu’il y ait la neige
Et dans la prairie les familles vivaient ensemble
Comme dans mon rêvetendre et pourtant si dur
J’entends encore les bruits qui m’ont bercé
Les lourdes portes Le parquet qui craque
Je vais danser mes amis retrouvés
Toute la nuit sur le parquet qui craque
Je vais danser mes amis retrouvés
Toute la nuit sur le parquet qui craque
le parquet qui craque
le parquet qui craque
À vendre
De couloir en couloir
J’ai parcouru notre histoire
C’est un vrai chantier
Qui ne vaut plus la peine
Le chauffage est coupé
Tous les compteurs bousillés
Il y a de l’eau dans le gaz
à tous les étages
Reconstruis-moi une maison
Qui ne se vend pas
Démontées les machines
Mes sentiments ma poitrine
Notre panne de cœur
a tout fait trembler
Les regrets qui s’empilent
Dans les camions qui défilent
Faudrait l’éternité
Pour tout recycler
Reconstruis-moi une maison
Qui ne se vend pas
Regarde-moi
J’ai le cœur plein d’échafaudages
T’as soufflé mon abri de paille
Pour un amour clé sur porte
T’a brisé notre pierre de taille
Pour un amour clé sur porte
j’achemine je balaie
lentement mes je t’aime
Vers des milliards
de millions de poubelles
Tes fous rires tes prières
Tes silences tes colères
J’en ai des tiroirs
des armoires pleines
De couloir en couloir
J’ai parcouru nos histoires
J’en ai dans la tête
des armoires pleines
Par dessus
Je suis seul sur le boulevard
Bientôt 1 heure et quart
Je n’entends rien
Que l’eau qui coule je m’égare
Cette nuit je me languis de te retrouver
De sécher ma vie
J’ai compris mais trop tard
Cheveux raides dans le noir
Car je n’entends rien
Que le bruit de ma guitare
Je m’ennuie je voulais autre chose qu’une dose
Juste un peu de pluie
Tu t’es cachée sous mon nouveau pardessus
Il pleuvait sur la ville endormie tu m’as plu
Depuis cette nuit-là, je te cherche dans les rues
À l’avant à l’arrière par dessous par dessus
Par téléphone par e-mail
Des nouvelles j’attends
De ma belle j’attends
Elle racontait des histoires
Des histoires de sable
De grand vent
De lumière dans les étables
Aujourd’hui j’ai trouvé une voix qui réchauffe
un toit un abri
Tu t’es cachée sous mon nouveau pardessus
Il pleuvait sur la ville endormie tu m’as plu
Depuis cette nuit-là, je te cherche dans les rues
À l’avant à l’arrière par dessous par dessus
Par téléphone par e-mail
Des nouvelles j’attends
De ma belle j’attends
J’attend qu’il pleuve pour partir en voyage
Je rêve de gouttes d’eau
J’attend l’orage
Tu t’es cachée sous mon nouveau pardessus
Il pleuvait sur la ville endormie tu m’as plu
Depuis cette nuit-là, je te cherche dans les rues
À l’avant à l’arrière par dessous par dessus
L'Autre saison
Là-bas je vois revenir la saison
des nouvelles couleurs
Pas de doute ni de mauvaises questions
Les hommes n’ont plus peur
Et de la ville jusqu’aux quais des usines
On attend les lueurs
Les gens se parlent quand la saison gagne
La région du cœur
Là-bas je vois revenir la saison
des nouvelles couleurs
Pas de doute ni de mauvaises questions
Les hommes n’ont plus peur
L’hiver est déjà vieux
Le temps fait de son mieux
Je vois l’autre saison
Qui a déjà raison
titres de Gaël est enfin disponible! Après quelques semaines d'enregistrement, le résultat vaut le détour.
MES DEMO[N]S INTERIEUR[E]S (2003)
Paroles, musiques, arrangements : Gaël

Métal
C’est par ici que ça se passe
Venez donc voir, c’est moi
Je crois que j’ai pris la place
Du tonnerre de Dieu
Ecoutez mon histoire
Ecoutez ma voix
Regardez moi de face
Et que personne ne baille
Laissez courir le métal tout le long de nos veines nos artères
Laissez courir le métal tout le long du ventre rond de nos mères
On devient des machines
On devient la danse, je crois
Des boulons qui déboulent
Dans un tonnerre de Dieu
Un vrai champ de bataille
C’est dur et c’est froid
C’est un venin qui rouille
Alors que personne ne baille
Les ampères et le fer
Me grillent la tête, je brûle
D’un feu technologique
C’est logique je le vois
Demain la medecine
Aura peur de moi
Et c’est ça le tonnerre de Dieu
Alors que personne ne baille
Laissez courir le métal tout le long de nos veines nos artères
Laissez courir le métal tout le long du ventre rond de nos mères
Approchez-vous messieurs dames sentez-vous la qualité
De nos bouteilles de propane, respirez
C’est quand je respire
que j’ai le sentiment du métal
C’est quand je respire que je le sens
Lentement, lentement on humanise le courant
Lentement, lentement on déshumanise nos enfants
Laissez courir le métal tout le long de nos veines nos artères
Laissez courir le métal tout le long du ventre rond de nos mères
Approchez-vous messieurs dames sentez-vous la qualité
De nos bouteilles de propane, respirez
C’est par ici que ça se passe
Venez donc voir, c’est moi
Je me coule dans le moule
Mon Dieu
Par dessus
Cfr. 2e demo (supra)
Sentinelle
Cathédrale en feu
Comme une muraille aux vitraux lumineux
Si solide si haut,
notre amour sans defaut
Et sans douleur, sans larme et sans heurt,
Il se glisse dans les vents du lendemain
Et sans mémoire des coups du malin
Il s’avance vers les jours, vers les matins où mes
Sentinelles veillent
sur nos rêves sans sommeil
Oh sentinelle veille
sur nos rêves éternels
Ma raison et ma voix naissent à nouveau pour toi
Ma raison et ma voix te protègent des plaines et du froid
Mi-soleil mi-eau
On mélange même nos repos
On le camisole parfois
Notre amour, pour qu’il ne bouge trop
Car sans douleur, sans cris, sans frayeur
Il se glisse dans les vents du lendemain
Et même sans vouloir faire trembler le malin
Il s’imisse l’air de rien
Il change tout, comme l’étoile sur mon chemin
Et si la nuit tombe ma Belle ira protégée
Par mes sentinelles d’amour
Protégez–là nuit et jour
L'Allée des charmilles
C’est pas demain que je mentirai à ma mère
C’est pas demain la veille
J’ai pas besoin des mots qui tournent à l’envers
J’ai besoin de rien
Je n’ai pas compris pourquoi elle ne m’a pas cru la vieille
Moi, j’avais dis
C’est pas demain que je volerai des groseilles
C’est pas demain la veille
J’ai pas besoin des fruits qui colorent les rêves
J’ai besoin de rien
Je n’ai pas compris pourquoi le voisin m’a tiré les oreilles
Moi, j’avais dis
J’ai trop désiré dans le ventre retourner
Dans l’allée des charmilles
Terminer mes jours dans un corps nouveau-né
Et fuir pour de bon les faux pas de ma vie
C’est pas demain que je franchirai les grilles
C’est pas demain la veille
J’ai pas besoin de vos chemins, de vos bousoles, ni d’une échelle
J’ai besoin de rien
Je n’ai pas compris pourquoi elle m’a privé de soleil
Moi, j’avais dis
C’est pas demain que je ne dirai plus je t’aime
C’est pas demain la veille
Je n’ai pas besoin des sirènes qui se croient trop belles
J’ai besoin de rien
Je n’ai pas compris pourquoi elle m’a giflé la veille
Moi, j’avais dis
C’est pas demain que je grandirai pour elle
C’est pas demain la veille
J’ai trop désiré dans le ventre retourner
dans l’allée des charmilles
Terminer mes jours dans un corps nouveau-né
Et fuir pour de bon les faux pas de ma vie
Terminer mes jours dans un corps nouveau-né
Et fuir pour de bon les faux pas de ma vie
Jour de pluie
Jour de pluie
de souffle sage
rêve de vie
et d’enfants sages
de mille propositions de voyage
Les diableries
les bousculades
Envie d’envie
envie de vagues
de doux mots
besoin de tourner la page
Où êtes-vous ?
Où sont-ils donc ?
les souvenirs flous des plages qui sentent bons ?
Rien ne sert d’oublier les flocons
L’encre du soir
et l’encre du matin
décembre est là
Alors écoute bien
ne trouble pas
Le sommeil des bambins
Ne trouble pas
Leur soleil de juin
Je ferme les yeux
J’attends demain
je ferme les yeux
je vais plus loin...
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